Bad Weather Driving - Warning Triangle on a Misty Road

La technologie tuerait le marché de l’assurance automobile selon le groupe SPVIE.

 

A l’instar de l’aviation, le marché de l’assurance automobile connaît une baisse non négligeable, notamment grâce aux multiples technologies embarquées. Dans un avenir proche, peu d’accidents seront imputés aux conducteurs. Ainsi, les constructeurs doivent être prêts à rendre des comptes et les assureurs à envisager ce nouveau marché, certifie la Direction du groupe SPVIE, groupe de courtage d’assurance pluridisciplinaire.

Freinage automatique, régulateur de vitesse adaptatif avec alerte de collision, aide au stationnement… Ces termes, ayant chacun leur propre nom selon les constructeurs, symbolisent le développement incessant des technologies embarquées. Toutes font généralement partie de « packs » qui engendrent des coûts supplémentaires, mais font le bonheur des conducteurs – des options qui s’adressent à tous les publics et ne touchent pas que les marques de luxe. D’ici deux ans, chacun y aura accès avec des prix adaptés. Ainsi, de multiples facteurs d’accidents, et ce jusqu’à l’endormissement en pleine conduite, vont disparaître !

Selon Artus Pironneau, Directeur Associé chez SPVIE département IARD :
« ce sujet n’est plus un tabou outre-Atlantique, notamment grâce à l’arrivée de la voiture autonome, développée par  Google. Son premier accident de la circulation, survenu en mars, montre bien que les dommages sont désormais matériels, et non plus corporels. En revanche, la chute de l’assurance automobile est encore peu évoquée dans l’hexagone et doit être rapidement mentionnée puisque ce secteur représente environ 30% du marché français. Ce bouleversement risque donc de toucher un bon nombre de personnes ».

Un phénomène similaire à celui des crashs d’avion serait-il en route ?
C’est la question que se pose cet ancien assureur en aéronautique. En effet, jusque 2014 (année la plus noire pour l’aviation commerciale depuis plus de dix ans), la baisse de la sinistralité dans le secteur aérien, associée au progrès dans la sécurisation des appareils, a conduit à une baisse des primes d’assurance. Ce n’est que la succession de catastrophes qui est apparue comme une belle occasion pour réviser le montant des primes. Serait-il possible pour le secteur automobile de subir un même phénomène ?

La réponse est claire : OUI !
Dans un contexte où les petits accidents vont disparaître, il ne restera plus que les grands évènements pour mener vers une déstabilisation du marché. Par exemple, une petite mutuelle ne pourra se remettre facilement d’un sinistre à plusieurs millions d’euros. Il est donc nécessaire d’anticiper pour ces entreprises un appel à des réassureurs pour être en mesure d’absorber la perte engendrée.

La solution est simple : les assureurs en automobile vont devoir s’adapter à cette mutation en proposant leurs produits aux constructeurs. Leurs sous-traitants et eux seront désormais en première ligne, à savoir que la notion de « responsabilité » restera beaucoup plus complexe à établir. Tout comme pour le secteur de l’aviation, le marché de l’assurance automobile est en passe de subir une parfaite révolution.

Assureurs, a vos marques, prêts ?