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La blockchain pour le futur de l’assurance : mythe ou réalité ?

Depuis quelques mois le monde de l’assurance est en ébullition autour de la blockchain. C’est nouveau, c’est digital, c’est dématérialisé, c’est distribué, c’est high-tech… bref tout ce qu’il faut pour faire le buzz. La blockchain est un système de validation de transactions. Si les détails techniques du blockchain sont compliqués son concept est simple à comprendre.

Avant de parler du blockchain, prenons un exemple d’un transfert d’argent :  Renaud veut envoyer €100 à Sophie. C’est une transaction classique qui va être réalisée par un intermédiaire spécialisé : Une banque.
La transaction est dite « Centralisée » et la banque est indispensable pour la garantir et l’exécuter.

shema 1b pour blockchain

La même transaction en blockchain utilise une technique complétement différente, la demande de transfert se fait depuis l’ordinateur de Renaud et va être diffusée sur internet (Sophie aura reçu de Renaud par mail les identifiants de la transaction). Des ordinateurs anonymes connectés à Internet qui exécutent une application de validation des blocs du blockchain (blockchain = chaîne de blocs) vont capter la demande de transaction de Renaud et essayer de la valider et de l’exécuter. Un des ordinateurs anonymes va être « choisi » de manière aléatoire et va valider la transaction. Sophie pourra suivre le statut de la transaction comme on suit un paquet postal envoyé).
La transaction blockchain est dite « Distribuée » et il y aura toujours un ordinateur connecté à Internet disponible pour la garantir et l’exécuter.

shema 2 pour blockchain

L’ordinateur qui valide et exécute la transaction est anonyme ? Oui, n’importe qui disposant d’un ordinateur et un accès Internet peu valider les transactions : on installe une application de « minage » des blockchain et on laisse tourner, c’est tout. Si c’est votre PC qui valide la transaction, la commission de transfert est pour vous !

Donc avec cette transaction blockchain nous venons de transférer €100 de Renaud à Sophie SANS BANQUE et avec la même sécurité.

Les champs d’exploitation sont immenses : banque, assurance, immobilier, santé, énergie, transport, administration… De façon générale, la blockchain pourraient remplacer les « tiers de confiance » centralisés (banques, notaires, cadastre …) par des systèmes anonymes et distribués.

Maintenant concentrons-nous sur l’assurance et les « smart contracts » (contrats intelligents) permettant d’exécuter les termes et conditions de manière entièrement automatique. A titre d’exemple, la startup InsureETH s’est aperçue que la plupart des passagers aériens ne se faisait pas rembourser d’indemnités de retards des vols promises par les compagnies aériennes car les formalités étaient trop compliquées. InsureETH en récupérant les données de vols des compagnies a pu complètement automatiser le processus. Les passagers sont maintenant directement remboursés des retards à travers des transactions blockchain.

L’apparition des dispositifs de mesures autonomes (internet of things) va favoriser l’automatisation de l’exécution de clauses de contrats d’assurance : L’agriculteur se voit indemniser automatiquement si le capteur ne détecte pas de pluie pendant 45 jours. Le blockchain valide l’authenticité du capteur et valide la transaction de paiement de l’indemnité.

Comme le véritable apport de la technologie blockchain consiste à créer la sécurité nécessaire pour robotiser les phases déclaratives sans avoir recours à un tiers, les applications dans le monde de l’assurance vont fleurir dans un futur proche.

SPVIE, de concert avec sa filiale informatique AssurWare, travaille sur des applications du blockchain que nous mettrons à disposition de nos clients dans le courant de l’année 2017.