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Sommes-nous tous égaux face à la DDA ?

Dans moins d’un an l’ensemble des acteurs de l’assurance devront respecter cette future directive européenne. Elle est la suite logique de la transposition de la DIA du 9 décembre 2002 ayant comme grand principe de protéger le consommateur sur la distribution d’assurance afin de restaurer la confiance suite à la crise financière.

Globalement, tout le monde s’accorde sur le fait qu’il s’agisse d’une avancée majeure dans l‘intérêt de protéger le consommateur, néanmoins les professionnels du secteur ont une vision très hétérogène des impacts et de son application.

Cette directive concerne tous les canaux de distribution et traite les sujets suivants :

  • Gouvernance et surveillance des produits d’assurance : l’objectif est d’encadrer les ventes de produits d’assurance.
  • Rémunération et conflit d’intérêt : l’objectif est d’apporter plus de transparence aux consommateurs sur la rémunération des intermédiaires en assurance.
  • Devoir de Conseil : l’objectif est de recommander au client le contrat qui correspond le plus à ses exigences et besoins.
  • Formation des réseaux de distribution : l’objectif est de maîtriser le niveau de compétences des acteurs en relation avec la clientèle.

 

La variété des sujets implique incontestablement une gestion des situations adaptée aux profils concernés. Il est utopique de penser que tous les acteurs seront aptes à faire face à ces changements radicaux sur un plan d’égalité.

L’ensemble de la chaîne de valeur assurance devra adapter ses process internes (conformité), ses systèmes d’informations et son organisation de la distribution. Cette « réforme du métier » est un enjeu majeur pour la profession, et induira une modification structurelle de la relation assureur/concepteur/distributeur.

Bien que fortement contraignante tant dans sa compréhension que dans son application, la DDA est un moyen de remise en question de notre secteur et offre aux assureurs et à leur réseau de distribution de réelles opportunités de différentiation face à un client de plus en plus informé et exigent.

La transformation digitale de notre secteur d’activité sera un élément clef pour répondre efficacement au besoin imposé par cette nouvelle réglementation :

  • évolution des OAV/CRM pour tracer la collecte des informations client et devoir de conseil,
  • des outils de vente à distance pour construire des algorithmes de préconisation de produits

 

Le temps joue contre nous et les enjeux financiers sont importants, ainsi nous devons rester mobilisé et solidaire entre professionnels du secteur.