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Assurance emprunteur : bilan mitigé

L’ACPR a dressé un bilan des trois réformes successives (loi Lagarde, Loi Hamon et Amendement Bourquin) visant à libéraliser le marché de l’assurance emprunteur.

Le bilan est plutôt mitigé.

D’un côté, les hausses de tarifs ont été contenues ce qui a permis aux emprunteurs les plus à risques (malades, personnes âgées) de ne pas subir un contrecoup.

De l’autre, le mode de calcul des business models a changé entraînant bien souvent une augmentation du coût de l’assurance, les contrats étant tarifés sur la bases du capital restant dû et non plus sur la base du capital initial à rembourser.

Au final, la part des délégations d’assurance a progressé de 1.5 points en volume et de 12.5% en contrats (source : ACPR).

Cela s’explique par la lutte acharnée des banques pour conserver leurs clients soit par des remises commerciales attractives soit par une lenteur administrative plus ou moins voulue.

La donne va peut être changer avec la fin de l’ambigüité sur la date de référence pour la résiliation du contrat qui vient d’être tranchée. Cela sera bien dorénavant la date anniversaire de la signature de l’offre de prêt qui servira de référence à la résiliation pour tous les contrats en cours et à venir.

Ce dispositif devrait être effectif au second semestre 2019.